N’avez-vous jamais rêvé d’une ville utopique où sont abolies les notions de nationalité, de politique, de religion et d’argent ? Une ville où la recherche du progrès est une philosophie de vie excluant la recherche de tout bénéfice financier ? Située en Inde, à une dizaine de kilomètres au nord de Pondichéry, Auroville est l’une de ces villes dans lesquelles rêvent de s’échapper certains qui rejettent la société occidentale actuelle et ses injustices. Lorsque la ville a été créée en 1968 par la française Mira Alfassa, surnommée « la Mère », tout était à construire : maisons, routes, écoles… Les valeurs des hippies de l’époque étaient favorables à l’avènement d’une telle cité universelle, « un lieu de paix, de concorde et d’harmonie, où les instincts guerriers de l’homme seraient utilisés exclusivement pour vaincre les causes de ses souffrances » comme le décrit sa fondatrice. Lors de son inauguration, la Mère rend publique la charte alléchante d’Auroville :

- Auroville n'appartient à personne en particulier. Auroville appartient à toute l'Humanité dans son ensemble. Mais pour séjourner à Auroville, il faut être le serviteur volontaire de la Conscience Divine

- Auroville sera le lieu de l'éducation perpétuelle, du progrès constant, et d'une jeunesse qui ne vieillit point

- Auroville veut être le pont entre le passé et l'avenir. Profitant de toutes les découvertes extérieures et intérieures, elle veut hardiment s'élancer vers les réalisations futures

- Auroville sera le lieu des recherches matérielles et spirituelles pour donner un corps vivant à une unité humaine concrète

Aujourd’hui, la ville autharcique suscite encore la curiosité. Selon de nombreux visiteurs, elle n’aurait plus grand-chose à voir avec l’utopie portée par la Mère. On dit que les inégalités auraient ressurgies et que l’argent aurait insidieusement vicié l’utopie en la rendant marchande. 

 

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Auroville et sa coupole (en or ?)